Fait pas beau pour les Géminides

10122015

Tous les cieux sont beaux, absolument tous lorsque la voûte céleste est visible au-dessus de soi. Le jour on peut deviner le temps qu’il fera jusqu’au soir ou simplement constater qu’il pleut, qu’il vente ou qu’il neige, mais la nuit, si le ciel est découvert c’est la magie naturelle qui s’opère avec les étoiles, les planètes, les constellations qu’on tente de localiser, les météorites. Justement les nuits du 11 au 14 décembre, si vous vous levez tôt pour aller au travail, si vous allez vers la gare prendre le train ou vous engouffrer dans une bouche de métro, ou si vous êtes obligé de prendre votre voiture – prenez quelques secondes et arrêtez-vous. Regardez le ciel vers le Nord, si le ciel est découvert ce qui est souvent le cas le matin même après une journée pluvieuse, fixez votre regard pendant ces quelques instants qui vous éloigneront de tous vos soucis et écarteront les problèmes, vers le Nord entre cinq heures et sept heures du matin. Si le ciel est clair dépourvu de nuages, la Lune ne devrait pas gêner, vous pourrez admirer une des plus grosses pluies de l’année, une pluie d’astéroïdes avec un radiant provenant de la constellation des Gémeaux. Ce sont les « Géminides ». Ces quelques instants risquent de vous mettre en retard, car on peut se prendre au jeu, mais ce n’est pas grâve car ce sera un sujet d’actualité en provenance de l’univers que vous pourrez raconter à votre entourage toute la journée et les jours suivants.

Wladimir




Plats simples et exotiques très divers à Baïkonour

7122015

Photo-0134

exemplaires disponibles: vladex@sfr.fr

Pour avoir des idées simples et exotique, je vous offre un extrait de mon livre « Mars conquête décisive« . De bons repas sur le site spatial russe du Kazakhstan. Des mets succulents bien arrosés, à vous de deviner les recettes !

Igor se lève et quitte la salle de conférence pendant que Vladimir Toumanov invite l’assistance à aller se restaurer dans les restaurants de la base et pour ceux qui le souhaitent, aller visiter le site du « PCHP ». En dehors de la salle de conférence, tous les astronautes, cosmonautes se trouvent ensemble dans des réunions de travail et à 13 heures, les cosmonautes russes suggèrent à leurs collègues européens et américains d’aller tous ensemble au restaurant « Tchaïka ». En réalité c’est Igor Samsonov qui avait préparé l’invitation et le personnel du restaurant les attendait déjà. Igor accompagne une délégation américaine, tandis que Léo Templer accompagne Vladimir Toumanov et une délégation européenne dans deux autres restaurants éloignés de la base. Il faut dire que tous ceux qui viennent en visite à Baïkonour sont toujours étonnés par l’environnement presque désertique à perte de vue, où la couleur ocre du plat terrain domine, où le ciel est souvent bleu et sans nuages. Un curieux tournis leur saisit la tête, un vertige à perdre pied les envahit devant l’immensité de l’ocre steppe à l’infini. Trois groupes se départagent dans quatre limousines qui emmènent les hommes de l’espace, par l’ocre route parsemée d’herbe sèche, sans arbres à l’horizon jusqu’au restaurant « Tchaïka », à une vingtaine de minutes du centre d’étude et d’entraînement des cosmonautes de Baïkonour. Les douze hommes montent les uns près des autres les quelques marches en marbre d’un long perron et pénètrent dans le hall du restaurant. Des jeunes femmes habillées en uniforme chemisette blanche et jupe bleu-nuit avec un petit tablier blancs et un bavolet blanc également dans les cheveux, leurs souhaitent la bienvenue. Elles les connaissent tous, mais mieux tout de même, leurs compatriotes.
- Bonjour les garçons, venez rentrez, dehors il fait si chaud, ici l’air conditionné vous fera du bien !
- Bonjour, bonjour mesdemoiselles ! Répondent les cosmonautes russes, comment allez-vous, comment vont les affaires, êtes-vous de bonne humeur…
- Mais oui tout va bien venez dans la grande salle, nous avons installé deux longues tables pour que vous soyez tous ensemble et à l’aise.
- Dans la grande salle, les fenêtres donnent sur la steppe d’un côté, au-dessus des fenêtres se trouvent des rebords en prolongation du toit qui protègent aussi bien de la pluie que des rayons chauds du soleil. Sur la longue table plusieurs petits bouquets de fleurs, une nappe exagérément rouge. La chaleur extérieure est atténuée par les ventilateurs et l’air conditionné ainsi que l’atmosphère tamisée de la salle aux rideaux épais en velours bleu. De l’autre côté, à travers des fenêtres on aperçoit les hangars et les rampes de lancement des fusées aux colonnes métalliques. Une serveuse arrive et dit :
- Vous retournez au travail vers quelle heure ?
Et la réponse unanime est traduite par Mikhaïl Avkcentiev :
- Galia, Ne plaisantes pas avec ça ! (с этим не шути Галя !)
- Cela veut dire que vous ne travaillez pas cet après-midi, si j’ai bien compris ? Dans ce cas vous voulez faire le lunch à la russe, n’est-ce pas ?
- Tu as tout compris Galia, notre Galina ! Apporte tout ce que vous avez de bon et mets tout ça sur la table, nos amis ont l’habitude et c’est ce qu’ils aiment le plus, choisir dans la multitude !
S’exclame Sergueï Koniakov et Galia demande :
- Oui d’accord, mais qu’allez-vous boire ?
- Nous allons boire ce que les cosmonautes boivent lorsqu’ils sont sur terre, apporte-nous vodka et vin du Caucase et des jus de fruit, cassis, orange et un peu d’eau gazeuse, vous êtes d’accord les gars ?
Là, même les Français, l’Anglais, l’Allemand et les Américains répondent :
- Da ! davaï, c’est bien ce que nous voulons – yes we’ll have that…
Ils connaissent tous le restaurant « Tchaïka » et d’après leurs expériences passées dans cet endroit, loin de tout, c’est là qu’ils se sentent le mieux. Ils savent que les serveuses vont apporter toutes les zakouskis disponibles et que des plats chauds suivront, des plats de toutes sortes, il ne restera qu’à choisir. Alors Galia, Valia, Katia, Sveta, Irina, Natacha, Macha, Nadia, Liouba, chacune apporte quelque chose, dans des plats qu’elles dévoilent en les posant sur la longue table, quant au sommelier Alekseï, il les suit et apporte dans un beau panier en osier quatre bouteilles de vin de Géorgie, plus quatre bouteilles de 75cl de vodka et une bouteille de whisky. Dans la salle spacieuse, autour d’eux quelques jeunes gens du site de Baïkonour avec des camarades de travail ou d’autres avec leur compagne se regardent dans les yeux et discutent tranquillement. Le restaurant est loin d’être bondé et les serveuses ainsi que le personnel en cuisine, tous se mettent au service des cosmonautes.
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