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Réflexion cosmologiques l’été au bord de la Méditerranée

16092014

Réflexion cosmologique près de la Grande bleue.
Extrait « Un point dense et chaud »
Le passé est le futur, le présent est déjà le passé
Au LHC on fait constamment éclater, exploser des hadrons denses et chauds, mais il y a pour chaque opération un facteur déclencheur provoqué par une impulsion humaine. Le Big Bang à partir d’un point dense et chaud, d’où venait l’impulsion ? Ça s’est fait tout seul, comme le dit Stephen Hawking (l’univers n’a pas eu besoin de Dieu pour se créer).
Pourquoi le point initial dense et chaud n’était-il pas une masse énorme contenant la totalité de l’univers compressé ?
Pourquoi affirme-t-on que l’entité initiale est partie de rien, du néant et non pas plutôt d’un environnement comme l’énergie sombre ? Et pourquoi et comment une particule isolée était là à ce moment précis ?
Si multivers il y avait, chaque bulle représenterait un univers à partir du bouillonnement général, y aurait-il une limite au bouillonnement dans le multivers ?
Pourquoi y a t-il quelque chose plutôt que rien ? Et bien parce qu’il y a « Moi ». Sans « moi » il n’y avait rien et après « moi » il n’y aura rien pour moi personnellement. Sauf que pendant que je suis là, je sais qu’il y a quelque chose et qu’avant moi aussi, par l’histoire de l’humanité, de la Terre, de l’univers et je sais que cela continuera comme je m’en suis aperçu avec d’autres que moi. Après un jour vient un autre jour et après une année une autre, je ne fais que « passer », avec Dieu ou sans Dieu, mais cela est une autre histoire et c’est à moi seul d’en décider.
Comme pour le « boson de Higgs » que les trois savants Peter Higgs, Englert et Robert Brout qui avaient décelé l’absolue nécessité de l’existence d’une propriété de conférer de la masse aux particules élémentaires par « brisure » des quarks dans l’explication du comportement des particules élémentaires – il doit y avoir une explication du comportement initial du Big Bang avant sa « mise en action ». On parle d’un «mini Big Bang » précédent un « Big Flop » juste avant le grand événement du Big Bang – Quel est-il ?
Les mystères du Big Bang. Je me sens contraint d’accepter les conclusions sans beaucoup de chance d’appel sur le début de la réalisation de l’univers par pratiquement cette seule théorie scientifique plausible. En suivant le parcours rétroactif de nos jours jusqu’à l’entité initiale par la nucléosynthèse chimique, à partir d’un point, un quark, suppose-t-on. Je veux bien croire que l’entité initiale ait été petite et extrêmement dense et chaude, on a pour exemple les étoiles à neutrons théorie qu’on ne peut écarter d’un revers de main, mais comment par quel processus a-t-elle explosée, d’où est venue l’étincelle ou la décharge nécessaire à l’embrasement universel d’origine, de quelle force était-elle composée… les questions sont innombrables. Rien n’est plus stérile qu’un quark. Une grosse masse d’hydrogène solide à partir de laquelle tout aurait évolué par la nucléosynthèse, évolution chimique et physique. L’hydrogène seul et également absolument stérile – sauf en cédant un électron par-ci et par-là un enrichissement se produit en cascade, c’est de là que le génie humain a su coincer le processus évolutif.
Incompréhension totale devant la théorie du Big Bang. Il s’agit d’une invraisemblance physique et chimique ou d’une réalité tout aussi invraisemblable. Tout l’univers dans une expansion continue dont l’origine est un simple quark ou autre particule infinitésimale qui proviendrait, de rien…
Dans un multivers ou un univers immuable, un bloc de 5% de la contenance du volume totale de l’univers que l’on sait maintenant comptabiliser (ou 4,6%) aurait pu exploser en créant un Big Bang et la masse totale aurait réellement, dès le » début présenté les mêmes caractéristiques que l’évolution du Big Bang à nos jours de la même manière que la théorie est démontrée pour l’entité initiale. Tout aurait suivi les mêmes transformations qu’on connait, sans extrapoler jusqu’à une entité initiale que serait une particule élémentaire venant de « rien ». Comment cette entité initiale infinitésimale contenant dès son origine la masse totale de l’univers ainsi que son volume, se serait retrouvée là au point précis de l’explosion originelle sachant que Rien=Néant ou Néant=Rien.
Cette particule initiale viendrait d’où ? Les scientifiques nous emmènent dans quelque chose de tellement incroyable dans un matérialisme où demeure le mystère comme pour nous forcer à admettre que le matérialisme et la science s’arrêtent là et ne s’aventurent pas plus loin avant. Après, à chacun de décider, il s’agit de foi devant le mystère ou d’inconnu pour les athées et les agnostiques qui sont dépourvus d’explication sensée pour leur compréhension.
Lorsqu’on admet stoïquement que rien ne peut engendrer rien, on est tenté de penser que le « rien » vient de quelque part. Ainsi Dieu peut dire :
« Je t’ai donné mes commandements et mes lois mais je ne t’ai jamais suggéré d’approfondir mes mystères, tu essaies et tu butes sur l’impossible, tu vas trop loin et tu n’y arriveras jamais. Si j’ai réussi à transformer l’entité initiale en un univers qu’est le tien, celui que tu connais et que tu tentes d’approfondir, il ne te paraît pas évident que des cendres je peux faire revivre toute vie ? ». Dans cette approche, Dieu peut donc tout, cela est évident, pour Dieu l’étape du Big Bang a été comme un tour de passe-passe de fakir ou de prestidigitateur qui ne dévoile pas ses secrets. Il a décidé de préserver du mystère. Les scientifiques astrophysiciens les premiers nous obligent à croire au principe créateur, puisque tout venant de rien dans un environnement inconnu où tout est imaginable et bien plus encore que notre compréhension humaine et scientifique puisse concevoir. Parfois ils essayent donc de s’en remettre au principe créateur, car aucune explication ne pointe à l’horizon du « grand architecte », mais cela signifierait, abandonner la continuelle exploration scientifique, baisser les bras pourrait-on croire, mais d’autres explications avaient déjà surgies auparavant comme Big Bang suivi de Big Crunch. Mais à ce point d’explication, toujours revient lancinante la question de l’environnement dans lequel cela se passait et comment était provoqué l’anéantissement d’un univers pour que se crée un autre à partir d’un point dense et chaud. On tourne en rond, et revient encore la force la plus considérable, celle d’un créateur. C’est vers quoi les scientifiques nous poussent à penser puisqu’ils s’abandonnent devant le Big Bang mystérieux hallucinant de forces et de chaleur à partir d’un très mystérieux point qu’ils n’arrivent pas à expliquer. Attention certains se lanceront dans des explications très personnelles, mais leurs explications n’engageront qu’eux seuls et ceux qui voudront les suivre à un certain moment, rendront leur tablier. C’est pourquoi la science a certainement raison lorsque ses auteurs admettent la nécessité de s’effacer devant ce, qu’ils ne peuvent résoudre. Il est toujours frustrant de se rappeler Socrate « je ne sais qu’une seule chose, c’est que je ne sais rien » et à chacun, à chaque « moi » de décider ce qu’on choisit, ce qu’on veut, mais c’est très difficile, car sans réflexion personnelle approfondie, on peut crier à la gloriole athée et on peut aussi se tromper. Alors pourquoi Dieu aurait décidé de « s’amuser avec nous » – de nous voir nous détester, de nous faire du mal les uns et aux autres et de s’entretuer comme dans certaines régions du monde. Pourquoi permet-il la souffrance, la souffrance de la maladie, du handicap mental ou physique, du malaise qu’on peut avoir en société, de la faim, de la supériorité des uns sur les autres, des maltraitances d’enfants et des femmes, des tortures et des crimes de toutes sortes et enfin de l’injustice. Pourquoi laisse-t-il faire les choses les plus atroces sans aucune intervention. Ce sont des questions que personne ne résout jamais. Des chefs religieux des religions monothéistes se lancent dans des explications que les scientifiques ont du mal à suivre et ces derniers semblent préféré dire « qu’ils n’ont aucune preuve de l’existence de Dieu » tellement ces chefs religieux ne sont pas persuasifs dans le domaine de la réflexion logique, et à leurs yeux, les explications dans leurs sermons ne sont pas « vérifiées ».
Si vous dites à un religieux qui détient un rang hiérarchique dans sa confession que la science affirme que l’univers s’est créé en 13,7 milliards d’années jusqu’à nos jours, il trouvera une échappatoire alors qu’il y a quelques années en arrière il ne l’aurait jamais fait et aurait affirmé avec conviction que le monde a été créé par Dieu il y a 6000 ans. Maintenant il vous démontrera que chaque jour dans la création biblique correspond à une période très ajustée à la corne du Big Bang et que la lecture de la bible doit être prise dans une forme suggestive où tout est « imagé » et résumé, comme une année biblique qui correspondrait à une ère. Remarquons qu’il y a quatorze ères dans la corne de l’évolution du Big Bang à nos jours alors que l’univers a été créé par Dieu en sept jours, Il s’est reposé le septième. Pourquoi une telle discordance. Les religieux vous diront qu’un jour biblique vaut deux ères scientifiques, par exemple. N’oublions surtout pas le romantisme constant de la bible qui a été écrite par des hommes se croyant purs, mais au demeurant très romantiques et parfois bien cruels. Si les scientifiques ne croient pas en la bible, c’est bien de la faute de ses auteurs naïfs et autoritaires à la fois. Le scientifique veut savoir à quoi correspond ce qu’il observe et si ses déductions correspondent à quelque chose de concret, mais qu’est-ce que le concret, est-ce quelque chose qui est accepté universellement par l’intelligence humaine ou la réalité. Il veut la réalité du cogito ergo sum. Au-delà il s’agit de perceptions, d’étonnement et d’interrogaton légitimes.
Dans notre jardin du sud, c’est le grand espace, c’est depuis des années la vue sur les Albères qui se colorient de la réalité que nous reflètent les montagnes avec tous les détails des rochers et de la nature inhérente aux Pyrénées orientales, du beau temps à l’orage ceux là-mêmes que des peintres imprégnés de notre belle région savent reproduire dans des peintures huiles ou gouaches d’une manière à nous impressionner. Ce sont des teintes étonnantes qui se dispersent en pastelles des couleurs simplement basiques des plus criantes aux plus estompées, ils savent faire revivre le temps météorologique de celui qui est normal ici, du ciel bleu du Roussillon, à celui de l’orage qui arrive, avec ses éclairs et le tonnerre qui suit après trois kilomètres à la seconde. Tonnerre souvent effarant avec foudre qui tombe quelque part juste à côté et qui parfois arrive à arrêter des cœurs ; à la fin se forme une traînée jaunâtre au-dessus de l’horizon que les peintres savent reproduire, c’est le résultat d’une synthèse chimique, l’ozone. Mais qu’est-ce que sont ces orages effrayants, les scientifiques les cernent mal jusqu’à nos jours, pourtant en-haut dans le ciel il se passe des choses très étonnantes, des flux électriques négatifs se confrontent avec les positifs et c’est l’éclatement, c’est le tonnerre qui s’en suit. Ces rencontres devenues anodines aux humains produisent une énergie qu’on ne peut même pas mesurer, on ne peut que les évaluer, en milliards de volts. Lorsque la foudre constamment menaçante tape sur un point qu’elle a choisi, fait des dégâts incommensurables, l’impact détériore ce qu’elle foudroie et le carbonise, mais tout le reste de son potentiel énergétique se disperse dans le sol – la fameuse terre qui la neutralise en envoyant sa force démesurée vers le centre de notre planète qui l’accepte volontiers depuis quatre milliards et cinq millions d’années. Le noyau terrestre s’en nourrit et c’est bien lui qui protège l’environnent de notre Terre par sa magnétosphère qui nous protège des rayons cosmiques les plus virulents, les rayons gamma en provenance de notre étoile. Cet équilibre entre les rayonnements doit être accepté de tous car il est primordial à l’existence de la vie, sans notre Soleil la vie n’existerait pas ici-bas. Les neutrinos nous parviennent constamment même de nuit, ils traversent tout, toute la matière sans aucune entrave et cela est utile à l’équilibre cosmologique dont dépend directement notre planète. Mais ce bruit lorsque la foudre tape tout prêt, d’où provient-il ? Qui peut l’expliquer, certains le font et beaucoup jusqu’à nos jours ne se l’expliquent pas. Alors serait-ce la propagation de la foudre tous azimuts à travers les nuages jusqu’à heurter le sol terrestre et les éléments ou à sa surface, on pourrait bien le penser, car sa vitesse à travers les nuages heurte les molécules d’h2o qui font résonance comme les doigts sur les cordes d’un instrument à cordes comme ma balalaïka, le piano ou une guitare. La vitesse est telle qu’un bruit s’en suit et ce bruit nous étonne depuis l’aube de l’humanité, oui comme sur des cordes d’un instrument à musique, démultipliée à des milliards de fois, un bien gros trémolo. Le résultat est toujours saisissant de stupeur.
Mon jardin du sud connait ces effets et nous fait trembler, mais chose étonnante certaines personnes passent leur nuit d’orage sans en avoir entendu le moindre bruit – voyez comme les choses sont étonnantes.
C’est le « Moi » qu’il est intéressant de développer, le « moi » du début de la vie. Les psychologues et psychiatres affirment que l’enfant (le bébé) devient conscient au cours du quatrième mois après sa naissance.
Au Perthus, assis dans notre voiture avec nos deux chiennes Loula et Indra que nous aimons énormément, je reste avec elles pour les tranquilliser, pour qu’elles se sentent en confiance et non abandonnées dans une voiture dans laquelle je leur crée un courant d’air frais par rapport à la chaleur d’été, je vois passer un couple de retraités, lui proche des quatre-vingt et elle moinse, près des soixante-dix, elle me fait penser tout à coup à Anna celle qu’on appelait la « Russe » à Elne depuis la fin de la dernière guerre. Elle s’était mariée avec un monsieur plus âgé qu’elle, après avoir échappé à un camp de concentration allemand à la libération. Elle était en fait ukrainienne et lui négociant de sacs d’emballage et autres pour les fruits et légumes lorsque Elne était encore un centre agricole important du Roussillon qu’on appelait « le jardin de France ». Une année le mari tomba malade et mourut par la suite à la fin des années cinquante. Elle lui avait survécu de nombreuses années, plus d’une cinquantaine en fait, elle rêvait de le rejoindre disait-elle. Elle était désemparée pendant toutes les années qui avaient suivi. Je ne sais pas à quel point ils sont ensemble en ce moment. Oh bien entendu j’aurais pu penser à tous les miens de disparus, mais cela serait la même interrogation que je me poserais, cela m’évite un certain manque de pudeur comme pourraient me le reprocher les nombreux membres très critiques de ma famille. Ce n’était qu’une pensée fortuite. Le « moi » à partir de ma naissance, que j’ai développé au début de «Vladimyriades» gardé en attente et aussi abordé dans « Conceptions cosmologiques » me semble trouver ici tout son sens dans l’analyse de la pensée qui se crée chez l’homme. Lorsque la pensée se stabilise sur sa base personnelle, nous atteignons environ vingt-cinq ans, puis notre conscience se concrétise entre trente-cinq et quarante-cinq avec un discernement continu jusque dans la sagesse. A quel instant précis au court de l’évolution de la pensée, la décision est prise de donner un sens significatif, concret et définitif à notre existence. Cela dépend certainement de très nombreux facteurs qui influent sur notre psyché. Des décisions peuvent être prises étant très jeune, comme l’entrée dans les ordres ou autres monisme bouddhique ou autre, ou bien faire un rapide bilan personnel et décider de devenir travailleur consciencieux et obnubilé par son occupation jusqu’à en rêver la nuit sans vraiment d’autres pensées que celles liées à la vie matérialiste. Sans généraliser, dans la conception humaine de la pensée et de la réflexion, d’innombrables prises de position peuvent surgir jusque dans le constat qu’on peut tout aussi bien devenir délinquant, criminel ou autre malfaiteur, soit par sa propre décision soit par intoxication par autrui.
Depuis ma naissance (ou peut-être à partir du quatrième mois…) je vois, je constate et je mémorise le bon et le mauvais. Les autres m’influencent, m’enseignent ce que je ne sais pas et souvent ce en quoi ils croient. Dieu ne m’est jamais apparu tout seul, ce sont des autres qui l’ont ancré en moi par tous leurs stratagèmes. Si depuis ma petite enfance il m’a semblé qu’il était à mes côtés, c’est qu’autrui m’en a convaincu, avec ses habits spéciaux et leurs traditions spectaculaires, leurs dogmes, les peurs et les astreintes des écritures saintes que des hommes peut-être hystériques, efféminés et romantiques savaient écrites sous influence d’herbes euphorisantes ou de breuvages du même genre – au cours de leur solitude divinatoire. Qui peut prétendre connaitre la vérité. Les religieux m’ont depuis longtemps donné la décision de bien m’écarter d’eux. Alors la science, mais la science aussi a ses obstacles et ses limites, mais la science chante mieux à mes oreilles que les litanies. Cela ne m’empêche pas d’aimer les chants religieux liturgiques et de fêtes des religions chrétiennes, parce qu’on me les a inculqués et qu’on les retrouve partout à travers notre monde, comme une sorte de passeport un peu suranné parmi les sept milliards et demi de terriens. Dieu ne m’est jamais apparu de lui-même, il fallait que je le sollicite dans des moments effroyablement dramatiques, infligés aux êtres chers, jamais il ne m’a répondu et malgré la peur d’être un traître, je m’en suis détourné. J’admire chaque jour ce qui a peut-être été sa création, mais je n’en saisis pas les raisons. S’il n’y a pas de raisons, alors ce n’est pas lui, il n’existe pas tout simplement. S’il existe j’aurais voulu l’assaillir de questions, mais il ne me répondra jamais. Ceux à qui il chuchote dans les oreilles prétendront me donner des explications comme ils l’ont fait si adroitement dans le passé. Je sais que je resterais toujours sur mes gardes, très sceptique je suis. S’il est, je ne le comprends pas. Pourquoi aurait-il choisi un seul peuple dans le monde, qui se dispersa en plusieurs et non pas chuchoté aux oreilles de chacun ? Qui aurait la prétention avec ses habits sobres ou de lumière d’être mon supérieur que je dois écouter la tête basse ? Pourquoi tant de misère, tant de haines, de guerres et de souffrances, pourquoi tant d’inégalités, pourquoi réserve-t-il tous les bienfaits terrestres à certains et pas à d’autres – parce qu’il faut se débrouiller par soi-même c’est entendu, mais les maladies physiques et psychiques, les handicaps de toutes sortes et tant d’autres bizarreries. Bon, soit il existe, mais il ne s’occupe de rien, ça c’est sûr, sauf peut-être dans certain cas pour lesquels on ne comprend pas les raisons et là on invoque le miracle plutôt qu’un coup de chance. Cela m’interpelle et je peux aussi être stupéfait mais les autres cas si malheureux me chagrinent, chance et malchance.
Dans notre jardin du sud entre la mer méditerranée et les montagnes des Albères de la chaîne des Pyrénées, entre roseaux, conifères de vieux thuyas et cyprès plusieurs gros chênes, quelques peupliers envahissants, des lauriers roses rouges et roses, j’aime me reposer à l’ombre. Au milieu du terrain c’est la chaleur incandescente en été, parfois des orages éclatent, parfois la tramontane balaye toute la région. Sur le côté d’un gros cyprès à mi-hauteur, j’ai accroché une peinture d’une icône de la madone. Le 15 aout j’ai voulu y adjoindre une lanterne pour qu’elle soit illuminée la nuit, ça ne marche pas, je la change mais ça ne marche pas comme je le veux, je manque de tomber de plusieurs mètres, je me distends encore les muscles de l’épaule, je regarde déçu vers la madone qui me donne l’impression de me dire : « Pourquoi t’obstines-tu à ne pas croire en nous ». Je me résonne et me convainc de ne pas m’arrêter à des illusions irréelles et je me dis : « Soit, il existe, mais je reste agnostique sans m’accrocher aux religions naïves ». Dieu n’est pas comme le conçoivent les humains et sa puissance est incompréhensive. Alors oui à la science qui trouve des explications innombrables. La science entrouvrira les portes des mystères peu à peu, s’il existe, sinon le matérialisme éphémère terrestre et cosmique, rien que pour la durée de notre existence. Après bien entendu rien. Une approche bouddhiste peut nous tranquilliser et la sagesse nous envahir. Ou encore autres solutions mystérieuses expliquées toujours par la science, notre âme, notre personnalité, notre « moi » dispersé en poussières et en ondes, mais là tout s’estompe, rien ne subsiste ou ça continue.
Ça y est, toute la cosmologie basique est démontrée aux enfants dans des magazines qui leur sont destinés, du big bang au big crunch et moi je reste comme je suis.

En mathématiques si l’on ne donne pas une une valeur concrète aux signes, les équations n’ont pas de sens et le résultat est abstrait.
Extrait d’ »Un point dense et chaud »
copyright Wladimir Vostrikov







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